L’espace solidaire d’hébergement de la Belle de Mai (passage du docteur Léon Perrin) a été inauguré ce matin, en présence de Gaëlle Lenfant, vice-présidente du Conseil Régional, Kader Atia, directeur de l’Ampil à Marseille, Fathi Bouaroua, de la Fondation Abbé Pierre, ainsi que plusieurs associations comme Rencontres Tsiganes ou encore Médecins du Monde.
Ouvert au mois de juillet, le centre accueille aujourd’hui dix familles de manière provisoire, afin de les aider à s’intégrer du mieux possible et dans de bonnes conditions, sans craindre les expulsions, de plus en plus fréquentes ces derniers mois. Quelques minutes avant l’inauguration d’ailleurs, plusieurs policiers tentaient d’expulser quelques Roms, venus se réfugier à quelques rues de là. Expulsion finalement annulée sous la pression des associations présentes et de la présence de quelques caméras de télévision…
Nous avons donc pu visiter le centre et rencontrer Gaëlle Lenfant et Kader Atia qui nous expliquent le fonctionnement de cet espace :
Une solution provisoire donc, une sorte de tremplin pour leur permettre de scolariser leurs enfants, apprendre la langue et trouver un emploi, puis un logement durable. Et c’est là que se situe la vraie difficulté : trouver un travail. Si certains sont déjà embauchés dans des restaurants ou encore dans le BTP, l’accès à l’emploi reste encore très compliqué sans l’autorisation provisoire de séjour (APS). « C’est le Sésame pour pouvoir travailler », explique Kader Atia. Cependant, cette APS est très difficile à obtenir pour un étranger souhaitant travailler en France, et d’autant plus pour les populations Roms, pourtant citoyens européens. Mais, d’après ce que nous explique le président de l’Ampil, le préfet a accepter de la délivrer à dix familles « en file active. Une fois que ces familles sont insérées, ont peut passer à dix autres familles. Il y a donc une brèche ouverte du côté de l’Etat. Il y a une volonté d’insertion de ces familles mais qui doit s’accentuer lors de la prochaine table ronde ». Enfin pas sur que ça plaise à tout le monde comme vous pouvez le constater sur ces images de nos confrères de Med-in-Marseille :
Vos commentaires
4 commentaires
sur "L'espace solidaire d'hébergement de la Belle de Mai : une solution provisoire pour l'intégration des Roms"
Anti-mafia, 2 septembre 2011 à 13:30 min
C'est très bien que ce genre de solutions temporaires, qui existent déjà ailleurs, soit aussi expérimenté à Marseille. Mais il ne permet de régler que quelques cas, alors que le problème dans son ensemble vient de phénomènes migratoires opportunistes, que la Roumanie s'en lave les mains, et que les Roms viennent par familles entières, ce qui pose évidemment d'emblée des difficultés d'accueil hors-normes. Il fut un temps où les immigrés économiques venaient seuls, consolidaient leur situation puis faisaient venir leur famille quand ils pouvaient leur assurer un toit grâce à leur travail. Ils ne venaient pas construire des taudis -forcément insalubres- au milieu de nos villes en attendant que les associations laxistes exigent que leur soient donnés gite et couvert au nom des droits de l'Homme.
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Tresorier, 1 septembre 2011 à 23:16 min
Pourquoi toujours concentrer les pauvres et les problèmes sur Marseille et les riches à Aix ???
Tout cela va encore aggraver les problèmes.
On est prévenu.
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abbe, 7 septembre 2011 à 14:29 min
La question n'est pas de mettre les pauvres là ou ailleurs mais que fait on de la pauvreté.
Les problèmes est ce que l'on laisse proliférer la richesse de façon aussi scandaleuse et ultra importante que la misère. C'est là qu'est le vrai problème.
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fanaco, 1 septembre 2011 à 19:07 min
On en reparle dans un an ,question intégration!
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