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Société

Le numéro 1 national de FO "en campagne" à Marseille sur fond de crise

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Ambiance crise à FO. Pas celle du syndicat dans les Bouches-du-Rhône bien sûr, où « il n’y a pas de divisions », a assuré le secrétaire général de l’union départementale Gérard Dossetto. Mais la « crise profonde du système capitaliste » dont « on ne sortira pas avec des petites mesures »,dixit son numéro 1 national Jean-Claude Mailly.

Et de fait, le sujet était le morceau de choix du discours jeudi à Marseille du meeting du secrétaire général de Force Ouvrière, qui a livré un tour d’horizon complet devant une salle bondée d’adhérents silencieux : de la « déréglementation à tout va depuis une vingtaine d’années » aux belles promesses envolées de « moraliser le capitalisme » quand il faudrait « interdire les produits spéculatifs et séparer les activités de banque de dépôt et d’affaires » côté international, de l’inertie des gouvernants européens face au « dumping social » aux exigences « inacceptables de la troïka (FMI, Union Européenne et Banque centrale européenne, ndlr) » sur la « remise en cause des conventions collectives nationales en Grèce » côté européen, sans oublier au niveau national le plan d’austérité présenté le 24 août qui n’est qu’une suite de la révision générale des politiques publiques (RGPP) dont FO a publié récemment un « livre noir ».

Pourtant, quelques minutes plus tôt, Gérard Dossetto avait justifié la non-participation du syndicat à la « journée nationale d’action interprofessionnelle » à laquelle appellent CGT, CFDT, FSU et Unsa le 11 octobre, sur ce même thème et en particulier contre le plan d’austérité : « Nous ne voulons pas nous retrouver dans le même schéma que la réforme des retraites, où les uns appellent à la grève, les autres à manifester et où l’on se retrouve finalement au même point que 24 heures avant ». A moins d’être un « véritable combat pour faire reculer le gouvernement », à savoir un appel à un jour de grève générale éventuellement reconductible, FO continuera à faire bande à part. « Sarkozy va regarder ça comme les vaches regardent passer les trains », a ironisé Jean-Claude Mailly.

« Nous sommes en campagne »

Qui, sans établir de lien avec la journée du 11, et la fin de non-recevoir de FO, a reconnu que « oui, nous sommes en campagne ». A savoir pour les élections professionnelles dans la fonction publique hospitalière, qui se déroulent le 20 octobre. « Mais ce n’est pas nous qui avons voulu les nouvelles règles sur la représentativité, qui transforment les syndicats en machines électorales. Et qui créent des campagnes plus dures. Ce qui explique aussi peut-être pourquoi quand on est en position de numéro 1 on se fait attaquer », a-t-il ajouté.

D’une crise l’autre, nous y voilà. A la Timone, le secrétaire général de FO à l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM), section mastodonte de 2300 adhérents, s’est contenté de tirer à boulets rouges sur la direction, appelant à la démission de Jean-Paul Segade. L’AP-HM ferait un « rejet de greffe » a-t-il lancé d’après La Provence. Rejet après 18 mois de suivi d’un « protocole d’accord ». A cause des « méthodes autoritaires et [du] double jeu du directeur général », toujours selon le quotidien régional, ou d’une ambiance de co-gestion peu propice à un contexte d’élections ?

« Pires attaques »

Toujours est-il qu’à la Bourse du Travail, c’est sur « les pires attaques que nous ayions connues, notamment par certains syndicats », a dénoncé Gérard Dossetto, que les discours portaient. Première réponse, en forme de pirouette : « Si on nous attaque beaucoup, c’est que nous devons représenter beaucoup », a ironisé le patron départemental, y voyant une manœuvre pour « couler notre représentativité ». Ligne reprise par Jean-Claude Mailly avec un proverbe africain : « on ne jette pas de pierre sur un arbre qui ne porte pas de fruits ».

Mais qu’on ne compte pas sur lui pour esquisser une quelconque critique sur le fonctionnement local, notamment des Territoriaux marseillais, dont le boss Elie-Claude Argy a été poliment débarqué la semaine dernière, au profit de son adjoint Patrick Rué. D’ailleurs sur les étiquettes à la tribune l’ex- »vice-roi de Marseille » porte encore son titre (le changement ne sera opéré qu’au prochain congrès) et lorsqu’une caméra passe dans les parages, il se plonge dans une discussion avec son n°1 national, Patrick Rué venant ferme le triangle en se tenant debout derrière eux deux. De belles images apaisantes qui rappellent le baume des paroles de Jean-Claude Mailly un peu plus tôt en conférence de presse puis à la tribune…

Un lien Le vice-roi de Marseille est mort, vive le vice-roi !, sur Marsactu

Par Julien VINZENT, le 30 septembre 2011

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Vos commentaires

1 commentaire
sur "Le numéro 1 national de FO "en campagne" à Marseille sur fond de crise"

Anonyme, 17 février 2012 à 12:09 min

De toute façon s' ils n' ont pas gain de cause , ils poussent à la démission , c'est leur méthode : de vrais enfants gâtés voire pire!
Il faut toujours qu'ils imposent leurs décisions comme en 2010 ... cette victoire historique comme les territoriaux idem ..
Bref A chaque fois que les uns cèdent , les autres s'imposent plus

druide67, 30 septembre 2011 à 15:48 min

Comment peut il faire comme si de rien n'était?
Peut-on dans ce cas faire confiance à FO? La question est posée!

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