Fini de rigoler, ils jouent leur « survie », à en croire Charles Gilardenghi, président de l’Union syndicale des petits propriétaires de taxis des Bouches-du-Rhône (Tupp). Interrogé par La Provence, « Lolo » s’en prend à ces « taxis déguisés qui nous prennent du chiffre d’affaires », à savoir l’autopartage, « les voitures clandestines, les véhicules de transport low-cost – qui ont fait leur apparition à Avignon – ou bien, encore, les taxis motos ».
Avignon où Lolo et ses collègues comptent bien mettre la pression sur Easy Take, qui depuis un peu plus d’un an propose un service de transport sur réservation préalable. Et qui, après avoir gagné en première instance, devra se défendre en appel le 15 mars de l’accusation de concurrence déloyale des taxis. Selon le Dauphine Libéré, entre 300 et 700 artisans devraient bloquer la ville. Et à Nîmes et Montpellier, où la société s’est étendue récemment, les chauffeurs sont « dans un climat de tension extrême », assure au Midi Libre André Garcia, le président héraultais de la Fédération des artisans du taxi.
Dans quel contexte s’inscrit cette bataille, quelle est la situation dans d’autres pays, quel est l’avenir des taxis ? Richard Darbéra, chargé de recherches au CNRS et auteur d’un livre sur la question nous éclaire.
Marsactu : l’idée Easy Take est-elle nouvelle ?
Richard Darbéra : il existait depuis longtemps dans le monde entier ce qu’on appelle des petites remises. Mais sous Louis XIV, il fallait aller jusqu’à la voiture dans une remise. Elles se sont surtout développées dans les années 60, quand le téléphone s’est généralisé tout à coup. Partout les taxis ont réagi pour essayer de l’empêcher, mais il n’y a qu’en France qu’ils ont vraiment réussi. A New York, les taxis gardent le monopole des clients qui les hèlent dans la rue et laissent le téléphone aux petites remises. A Londres, les taxis ont la rue mais sont en concurrence sur les courses par téléphone. Mais en France, le ministère de l’Intérieur a tué les petites remises, qui ont pratiquement disparu. Même si Attali et d’autres ont voulu les ressusciter…
Dans ce cas comment Easy Take peut-elle fonctionner ?
Richard Darbéra : en 2009, le ministère de l’Economie a profité d’un texte sur le tourisme pour créer une nouvelle catégorie, le véhicule de tourisme avec chauffeur. Les grandes remises, qui étaient des voitures luxueuses et très chères, sont ainsi élargies à ce qui correspond aux petites remises.
La situation pourrait donc évoluer désormais. Avec quelles conséquences ?
Si on regarde ce qui se passe dans d’autres pays, l’usage global – taxi et petites remises – est beaucoup plus développé. Les Londoniens et les New Yorkais font 3 à 4 fois plus de voyages par habitant que les Parisiens. Tout simplement car du fait de la concurrence les prix sont plus bas. A Londres, les taxis noirs sont très chers et sont utilisés par les touristes, tandis que les Londoniens montent plutôt dans les minicabs. Et si l’on regarde par couches sociales, les pauvres utilisent ce mode de transport, contrairement à Paris. L’autre avantage, c’est que cela crée de l’emploi dans les quartiers pauvres, où beaucoup de petites entreprises se développent.
Mais les taxis, qui doivent acheter une licence plus de 100 000 euros, ne sont-ils pas menacés ?
Je pense qu’avec le développement de la concurrence le prix des licences va baisser car les gens seront moins prêts à mettre une fortune pour devenir taxi et c’est un drame pour ceux qui ont récemment acheté une licence…Cela dit, les taxis ne vont pas disparaître car ils disposent d’avantages compétitifs. Tout d’abord ils sont les seuls à avoir le marché de la rue et des stations. Et quand les taxis arrivent à se mettre d’accord pour avoir un vrai central professionnel, ils ont l’avantage du nombre : dans le cas d’une commande instantanée, Easy Take ne pourra pas m’envoyer quelqu’un contrairement à 1000 taxis localisés par GPS. Et ce avec une course d’approche plus courte.
Après les Vélocab, les taxis veulent freiner l’autopartage, sur Marsactu
Commission municipale noyautée et bakchich dans les hôtels : il y a quelque chose de pourri au royaume des taxis marseillais, sur Marsactu
La problématique des taxis et les différences entre Paris, Londres et New York développées Richard Dabéra, ou pour aller plus loin son livre Où vont les taxis ?
Vos commentaires
17 commentaires
sur ""Il n'y a qu'en France que les taxis ont réussi" à tuer la concurrence"
Alain, 19 mars 2011 à 12:30 min
Salut , les bobos parisiens moi j aimerais être solidaire des taxis car j en prends depuis 12 ans et je paie toujours le même tarif 7 euro du rond point a la rue de Rome il faut arrêter de généraliser les taxis car ce sont des gens qui travaille entre 12 et 14 h par jour pour un smic améliore , ne tuons pas ce qui reste de Marseille , amis bobo vous êtes toujours a temps de rentrer chez vous ! Bon courage aux taxis dans leurs combats contre la concurrence déloyale !! Alain
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Taliesine, 12 mars 2011 à 02:31 min
Le droit semble etranger à nos amis pourvoyeurs de touristes et de gens préssés... Allez Jean Claude, tape un peu du point sur la table !!!!
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lematt, 11 mars 2011 à 15:30 min
les taxis marseillais sont (pour la plupart... il y a évidemment des exceptions) de TRES MAUVAIS commerçants.
les tarifs sont incroyablement élevés pour le service rendu, et le comportement de beaucoup de chauffeurs marseillais est digne de véritables voyous.
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geneker, 9 mars 2011 à 12:31 min
Où trouver un taxi qui vous oblige à monter avec un autre client ? (qui se trouve être un de ses potes) qui vous fait faire un détour ? qui vous dépose au coin de la rue et s'en va sans rendre la monnaie (30 € non rendu sur 50 € !) ? à Marseille et nulle part ailleurs...
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Philippe, 1 mars 2011 à 15:03 min
En même temps, plutôt que de miser sur une rente de situation, comme beaucoup de commerçants locaux, nos taxis feraient mieux d'apprendre les basiques de leur métier : service, respect du client, clarté dans la tarification et disponibilité. Vous remarquerez que je ne parle même pas de dire deux mots en anglais ou d'accepter les règlements par CB.
Du coup et au stade où nous en sommes, nous autres utilisateurs potentiels attendons avec impatience que cette génération de mauvais commerçants disparaissent.
Sic transit gloria mundi.
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Cyranno, 1 mars 2011 à 08:59 min
La qualité de la station de taxis á la gare St. Charles á Marseille donne une idée précise de l'idée que la SNCF se fait de l'accueil des touristes
Le comportement désinvolte des chauffeurs de taxis avec les clients, le refus des courses dont la destination ne leur convient pas, donnent de leur côté une idée précise de l'incompatibilité entre la notion de service et celle de corporatisme.
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gérard, 1 mars 2011 à 01:23 min
même au pire, le frère Guérini serait coupable, et j'en doute, on est sur un rapport de un à mille : Renaud Muselier s'est mis 50 millions dans la poche : mais il parait selon Marsactu que c'est légal... http://www.lepost.fr/article/2011/02/09/2400357_ump-13-le-choix-du-clien...
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Laurent, 1 mars 2011 à 12:32 min
Bon allez Gérard, faut te calmer là. Même quand un article ne parle pas de Guérini, tu reviens sur le sujet. A en croire (vu l'heure de tes commentaires) que tu n'en dors plus la nuit.
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gérard, 1 mars 2011 à 01:17 min
mince, mais en arrivant de Paris par tgv, on me dit que c'est normal d'être pris à deux ou trois dans le même taxis.. C'est toujours 30 euros en fin de course, pour une course à 6 ou 7 euros ! les taxis marseillais sont les plus chers du mode, une mafia UMP Insupportable ! Ca suffit ! Jean-Claude réveilles-toi !
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gérard, 1 mars 2011 à 01:04 min
je reste stupéfait aussi que tous les marseillais sachant le système pourri des taxis, La Provence a mieux fait que vous, pourquoi ? Ce papier est très sobre... Moi, j'y reviendrais bien volontiers ! La Mairie des 1/7 aurait des intérêts dans l'affaire ? Puisque vous travaillez pour lui, plus rien ne m'étonne...
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gérard, 1 mars 2011 à 00:54 min
vous connaissez une ville dans le monde où le premier syndical depuis 30 ans, président du syndicat des taxis, président du quasi monopole des taxis, est membre du cabinet d'un maire ? On appelle ça comment avant que je dégaine, horrifié !
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gérard, 1 mars 2011 à 00:51 min
Totalement d'accord avec toi Charline, Incroyable ! Marsactu ne dis rien ! Il paraît qu'ils sont bon pour dire les dysfonctionnements.
A en croire Charles Gilardenghi, président de l’Union syndicale des petits propriétaires de taxis des Bouches-du-Rhône (Tupp) a beaucoup de pouvoir.
On croit rêver, pourquoi Marsactu a-t-il oublié de dire qu'il faut une carte de L'UMP pour avoir une carte de taxi ? Mais pourquoi ce blog qui veut dire la réalité ne décrit cette chose incroyable : le patron de la plus grande entreprise des taxis marseillais est, AUSSI, Chargé de mission du Maire de Marseille ?
Pourquoi vos liens ne disent pas la vérité pour les concitoyens : Tous l'ont fait...
Incroyable ! Marsactu ne dis rien ! Ce blog écrit :"Fini de rigoler, ils jouent leur « survie », à en croire Charles Gilardenghi, président de l’Union syndicale des petits propriétaires de taxis des Bouches-du-Rhône (Tupp). Ici tout est résumé sur le système, à vous de vous faire votre opinion..
http://www.lepost.fr/article/2011/02/09/2400357_ump-13-le-choix-du-clien...
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Pierre BOUCAUD, 1 mars 2011 à 08:09 min
Cher Gérard,
Apparemment votre nouvelle idée est de passer votre temps à longueur de posts à tenter de nous décrédibiliser auprès de nos lecteurs, mais compte-tenu de la qualité de vos arguments ( le complot Mennucci/Muselier et autres balivernes) pas certain que ça prenne, mais bon si ça vous amuse, moi je m'en moque plutôt à titre personnel. En revanche, il est quand même de mon devoir de ne pas vous laisser écrire n'importe quoi sur le travail des journalistes de marsactu, alors pour mémoire allez faire un tour ici http://www.marsactu.fr/2010/08/05/marseille-coup-de-tonnerre-dans-le-sys... et vous verrez que Julien Vinzent avait déjà écrit sur notre "ami" lolo. Bonne journée.
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Gérard, 3 mars 2011 à 00:59 min
Merci M. Pierre Boucaud de votre réponse. Puis-je faire la même chose ? un listing quasi infini de vos attaques contre JN Guérini? Et puis aussi vous rappeler combien votre angle éditorial semble faire comprendre à vos lecteurs (mais en est-on jamais maître?) que ledit Guérini est pourri parce qu'il porte son nom?
Moi je vois surtout un homme simple, hors système, qui travaille tout le temps, pas une crise dans les cités sans qu'il soit présent. Certes, il n'a pas le Bac, comme vous, certes, comme vous, il n'est pas dans les réseaux d'énarques, ceux des vrais pouvoirs. Mais il est ! Et il faudra faire avec ! Oui, il butte encore sur les mots, non ce n'est pas une star des médias. Presque une chance !
Moi ça me plait ! Une vraie force, celle du travail !
Loin, très loin, des éperdus qui ne viennent que pour parler pour dire, parce qu'ils ont un intérêt, sans travailler vraiment. Moi j'ai vu un homme qui donnerait ses tripes pour l'autre.
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Glandouille, 28 février 2011 à 23:56 min
"Quand les taxis font leur cinéma" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/05/18/4991174.html
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Casanovette, 28 février 2011 à 22:08 min
Non, ils n'ont pas tout tué ! Il y a des Pousse-Pousse à Marseille ... et pour longtemps !!! :)
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Charline, 28 février 2011 à 19:42 min
Le monopole de TUPP sur tous les taxis marseillais, quoiqu'on en dise est la cause de leur perte...
La CGT est en train de tuer le port. Et les taxis, le tourisme. Personne n'a oublie le reportage de M6... Malheureusement, la réalité fait mal... Beaucoup trop d'entre eux ont oublie qu'ils se sont engages, avec l'achat de leur licence, a délivrer un service... Et quel service!!! Ça ne peut plus fonctionner... A quand un vrai service a la new yorkaise messieurs???? Alors, au boulot! Et avec le sourire aux lèvres sil vous plait!
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