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Politique

Sarko show

Sarkozy en meeting à Marseille sans Marseille

Les élus UMP locaux avaient tout préparé cette semaine pour accueillir le président-candidat. Ils s'étaient mis d'accord sur la prise de parole inaugurale. Mais au moment du discours, Nicolas Sarkozy a finalement zappé le passage sur Marseille

Flickr/ UMP Photos

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"8 000", "10 000", "12 000", "15 000", "plus de 15 000" : on a tout entendu ce dimanche au parc Chanot. Difficile de faire les totaux. Tout juste pourra-t-on constater avec Mediapart que "si un écran géant a été installé dehors pour donner l’impression d’une salle débordant de monde, l'impression à l'intérieur était qu’on aurait pu se serrer".

Hier, Nicolas Sarkozy était à Marseille, pour le plus grand bonheur des pontes locaux de l'UMP pas forcément très en cour à Paris. Il fallait voir Martine Vassal se démener avec ses gommettes rouge légion d'honneur pour baguer les élus et parlementaires locaux pour comprendre l'entrain mis pour accueillir le président de nouveau candidat. Ces cadres locaux ont été particulièrement choyés pour ce rendez-vous estampillé "meeting régional".

"J'ai insisté pour qu'un carré soit réservé aux parlementaires du coin qui sont aussi en campagne pour leur réélection et un autre pour les élus locaux", soulignait avant les discours le sénateur-maire du 4/5 Bruno Gilles ajoutant un mot sur le député de la 15e circonscription des BDR :

Un Bernard Reynès qui ramène 250 personnes de sa circonscription, on peut pas lui dire "t'as pas de place".

"Surtout qu'après, c'est nous qui récupérons les emmerdes, ceux qui n'ont pas pu rentrer et tout...", ajoute-t-il.

La question de la visibilité réglée, il restait encore à savoir qui allait causer. Renaud Muselier se serait bien vu en tant que président de la fédération UMP 13 accueillir le président à la tribune. Mais, en ce moment, "Muso" a quelques petits ennuis  et le maire de Marseille est tout aussi légitime pour parler. Jean-Claude Gaudin et sa cravate qui tire à droite - libre à vous d'y voir un signe révélateur - a eu l'honneur de tacler le premier le programme du candidat socialiste écrit avec une "photocopieuse (les vieilles recettes) et une gomme (ce qui est vrai un jour ne l'est plus le lendemain)".

Jean-François Copé pouvait monter sur scène et rappeler à son "cher Renaud" et son "cher Jean-Claude" que "c'est lors du campus UMP de Marseille [qu'il avait] sonné la mobilisation générale". L'entrée du héros du jour lançait enfin le vrai spectacle. Le revoilà en intégralité, c'est l'UMP qui réalise.

 

 

Chacun se fera son avis. Les réactions aujourd'hui sont partagées. Une petite compil de liens pour le prouver.

 

 

 

 

 

Ce que l'histoire ne dit pas, c'est que tout un pan du discours concocté par Henri Guaino a été zappé. D'où la série de "J'aurais pu vous parler de..." en fin de tour de parole. Entre la version papier proposée aux journalistes et le prononcé-qui-seul-fait-foi, toute la dernière partie du discours a sauté. Pas de bol, c'est la seule qui évoquait "Marseille, capitale française de la Méditerranée". Il y avait même une mention de la pas si reluisante Union pour la Méditerranée et on imaginait déjà un "cher Renaud" qui aurait fait bomber le torse du président du conseil culturel de l'UPM et de ses supporters accourus nombreux, notamment depuis le 4/5, pour l'agripper et lui faire de baveux bisous. Caramba, encore raté après des voeux à la culture au Mucem où il avait oublié de citer la capitale européenne en 2013.

Alors Marseille a-t-elle été finalement la grande oubliée du Sarko show ? On a interrogé Martine Vassal, Dominique Tian et Renaud Muselier une fois Sarko reparti. Magnéto Esther.

 

 

Le 20 février 2012

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Vos commentaires

12 commentaires
sur "Sarkozy en meeting à Marseille sans Marseille"

Titoune, 24 février 2012 à 20:48 min

Cher(e) Pépéte.
Moi, je veux bien,mais le jour où les lois et articles seront écrits autrement qu'en Hébreu,il nous sera bien plus facile de savoir de quoi on parle.Alors...... en clair?

pépéte, 26 février 2012 à 18:15 min

En clair, les dépenses électorales (qui concourent au fonctionnement de la démocratie) sont plafonnées quant à leur remboursement par l'Etat. Ce plafond était revu régulièrement, désormais, il ne sera plus augmenté tant qu'il y aura déficit public, suivant des normes européennes. Je ne peux pas rentrer dans le détail, car effectivement c'est technique, mais pas plus que le plan fait par un architecte pour construire une maison ; à chacun sont travail.

pépéte, 27 février 2012 à 22:25 min

Titoune, les électeurs ne peuvent pas demander tout et son contraire, dire que les élus sont en haut 'la France d'en haut' et nous les petits en bas 'la France d'en bas', et leur reprocher de venir à la rencontre de leur électeurs. Je vous le dit de nouveau : oui la démocratie a un coût et il faut savoir l'assumer, sinon changeons de système, c'est bien sûr une alternative qui a ses défenseurs.

titoune, 26 février 2012 à 21:15 min

Pépéte,bojour et merci pour l'ouverture.
C'st bien ce que j'avais cru comprendre en essayant de déchiffrer le :479/2009,du 25 mai 2009.
Il n'en reste pas moins,à mon avis,et surtout dans le contexte actuel,qu'il est inddécent de gaspiller autant d'argent pour aller faire le miroir sur les marchés,dans les meetings ou ,au salon de l'agriculture.
La majorité des gens qui votent pour un candidat,ne l'ont jamais vu autrement qu'à la télé,où, à moins qu'on nous les montre à poil,aujourd'hui, on connait tout d'eux.
Mon commentaire du 20 fevrier,reste toujours d'actualité!

pépéte, 23 février 2012 à 20:02 min

Titoune et Asto si vous revenez ici voici la loi adoptée ce mois ci : 'selon lesquelles il n'est pas procédé à l'actualisation des plafonds des dépenses électorales « à compter de 2012 et jusqu'à l'année au titre de laquelle le déficit public des administrations publiques est nul. Ce déficit est constaté dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 3 du règlement (CE) n° 479/2009 du Conseil, du 25 mai 2009, relatif à l'application du protocole sur la procédure concernant les déficits excessifs annexé au traité instituant la Communauté européenne »'

Asto, 21 février 2012 à 16:28 min

Titoune, votre propos est frappé au coin du bon sens et de la lucidité. Malheureusement cette vérité même si elle est censée éviter les financements obscurs, n'est jamais mise en lumière.

pépéte, 22 février 2012 à 22:59 min

Vive la dictature, ça coûte bien moins cher au contribuable ! MDR

chris, 21 février 2012 à 15:10 min

Qu'il consacre tout un paragraphe àe Marseille dans un discours sur la France, au sens large, aurait tout de même quelque peu déparaillé. Je suis d'ailleurs surpris qu'il en ait été question initialement. Par contre, j'avais trouvé qu'il aurait pu faire un effort lors de ses voeux à la culture, où il a beaucoup plus parlé de ses projets autour du Grand Paris et la vallée de la Seine qui lui tiennent particulièrement à coeur que des projets marseillais, alors qu'il y-avait tout de même de quoi faire dans la perspective de la capitale européenne de la culture. C'est surtout dans ce discours qu'il y-a eu comme une fausse note.

poalagratter13, 21 février 2012 à 12:25 min

Les gens qui étaient dehors étaient là pour le Salon de l'Erotisme !

Casanovette, 20 février 2012 à 22:21 min

On aura du mal à discerner ce qu'il aime le moins, entre Marseille les Marseillais ou la Culture ... Les trois allant ensemble, c'est un gros morceau qu'il a omis d'évoquer.

Ceci dit , est ce vraiment un oublie ou une omission délibérée? Selon moi, ni l'un ni l'autre : Son meeting comme sa politique sont le fruit d'un cerveau reptilien et à ce titre, ce qui pourrait procéder d'un cortex lui sont tout bonnement inconnu.

Titoune, 20 février 2012 à 21:11 min

IL a dit:
Aimer la France,c'est refuser d'augmenter les dépenses et les impots en pleine crise!!!
En 2007,il a dépensé 20 millions d'euros pour sa campagne électorale.

20 millions d'euros,c'est Huit Siècles de salaire à 25.000 euros /an,soit:celui de 20 salariés pendant une carrière de 40 ans!!
En 2007,les candidats à la présidence ont dépensé 73,5 millions d'euros.L'état,c'est_à_dire nous,leur en a remboursé 42,592 millions.
Dans un système où les politiques sont devenus des stars de la télé,nous les voyons suffisamment pour savoir lequel des moins mauvais nous choisirons!!!
Gaspiller autant d'argent pour faire des meetings à 500.000 euros,serrer la main aux gens ,sans queques_fois les regarder,faire la bise aux enfants,est un cinéma dont les acteurs sot grassement payés par tous ceux qui TRAVAILLENT pour gagner leur vie

pépéte, 22 février 2012 à 22:57 min

Vive la dictature, ça coûte moins cher au contribuable ! MDR

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