"C'est la victoire du clientélisme. Elle a profité de gros réservoirs dans les cités." C'était la réaction de Stéphane Ravier, candidat FN battu de peu dans la 3e circonscription (48,81%), joint hier soir par Marsactu. Et de distiller, comme à nos confrères, une de ces formules qu'il affectionne, à destination de la gagnante Sylvie Andrieux : "c'est la madone des cités, je suis le député des noyaux villageois".
Pas suffisant pour rejoindre le palais Bourbon en tant que vrai député... Et la socialiste, même si son renvoi en correctionnelle dans l'affaire des subventions de la Région alimente les soupçons de clientélisme dans les quartiers, a d'autres atouts dans sa manche, dont des soutiens syndicaux (FO et FSU) qui n'ont pas échappé à La Marseillaise.
Toujours est-il qu'à la consultation des résultats par bureaux de vote, la formule reflète une certaine réalité, qui mériterait d'être affinée par la délimitation précise des territoires que recoupent les bureaux. Joël Gombin, politiste auteur de l'ouvrage "Le Front national, mutations de l'extrême-droite française", le notait déjà en avril dans une interview à Marseille : "Dans les grands ensembles, le vote FN est quasiment inexistant, il est très élevé dans le pavillonnaire et médian dans les noyaux villageois".
La carte des candidats arrivés en tête par bureaux de vote (lire en plein écran)
Vos commentaires
2 commentaires
sur ""Madonne des cités, député des noyaux villageois" : la carte du duel Andrieux/Ravier"
Vieux Patriote Républicain , 19 juin 2012 à 12:53 min
Souvenons des exploits municipaux de Megret à Vitrolles Le Chevalier à Toulon etc Ils étaient arrivés,disaient -ils " mains propres et téte haute ,ils sont repartis" mains sales et la queue basseé
Certains des électeurs du FN font penser à la "ballade des gens qui sont nés quelque part" de BRASSENS
C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
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Céhère, 18 juin 2012 à 18:57 min
C'est pareil pour tous les noyaux villageois. Pas que dans cette circonscription.
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