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Politique

A Marseille, la partition habituelle de madame Propre Eva Joly

Eva Joly qui, a-t-on compris pendant sa visite, partage avec Martine Aubry une passion du rap...

Eva Joly qui, a-t-on compris pendant sa visite, partage avec Martine Aubry une passion du rap...

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L’épisode du congrès passé, avec la reconduction avec 97% des voix de la secrétaire nationale Cécile Duflot suite à une fusion des motions qui fera date dans l’histoire des écologistes, Europe Ecologie-Les Verts est désormais intégralement tourné vers les primaires qui désigneront fin juin le candidat du parti à la présidentielle. Dans la foulée de la médiatisation des premiers débats, et du bon score d’inscriptions pour voter (28 000 à la clôture ce vendredi à 14h), Eva Joly, à Marseille ce midi avant de partir pour Aix le soir, s’est félicitée que « l’espace de l’écologie politique augmente dans la société ».

« Coup de balai »

Après la visite très axée quartiers populaires et justice sociale de Nicolas Hulot fin mai, l’autre principale candidate a elle aussi mis – bien avant les sujets traditionnellement vus comme verts (agriculture, nucléaire, biodiversité) qu’elle a évoqué par la suite – « la justice au coeur ». Mais avec sa spécificité d’ancienne juge, qui a convaincu Jérôme Prestigiacomo, secrétaire de la toute nouvelle association marseillais des « Amis d’Eva Joly », qui après le scandale de l’Espace Agir Ensemble, où il était « victime indirecte », regrette qu’il n’y ait « plus aucune confiance dans la politique » et « pense qu’elle serait capable mettre un coup de balai ».

Au menu de son intervention donc, pas l’affaire Guérini, qu’elle avait flingué en novembre, mais l’injustice des écarts entre les très grandes rémunérations et les précaires, « mais aussi dans la façon dont fonctionnent les institutions » avec – illustré par l’obstruction du parquet dans l’affaire des biens mal acquis africains ou « les soutiens à la candidature de Christine Lagarde au FMI malgré l’enquête de la cour de Justice de la République » au sujet de l’arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie – la recherche du « silence pour ne pas mettre en lumière les turpitudes, et cela nourrit la défiance ».

Fair play

Tout à son image de chevalier blanc, qui s’indigne encore du peu de cas fait à la mort de 200 migrants en Méditerranée par cette « Europe forteresse incapable d’accueillir quelques milliers de Tunisiens quand ceux-ci reçoivent 250 000 réfugiés venus de Lybie », Eva Joly la joue plus que fair play avec son principal adversaire Nicolas Hulot, copieusement attaqué par Stéphane Lhomme, trublion anti-nucléaire de la campagne : « j’ai trouvé que ces attaques ad hominem aussi violentes étaient gênantes, désagréables et que ce n’était pas le lieu. Il faut créditer Nicolas Hulot de convictions et d’un engagement », assure-t-elle. Idem lorsque, plus tard pendant la visite on l’interroge sur leurs campagnes respectives : « je ne suis pas ici pour faire une publicité comparative ».

Une attitude qu’elle justifie par la nécessité que le vaincu ne lâche pas le vainqueur mais devienne son premier soutien une fois les primaires passées. « Je suis là parce que ça fait vivre le débat en interne, pas pour dire « je suis pour l’un et si l’autre passe c’est terminé » comme ça peut se passer ailleurs », glisse en écho Pierre Semeriva, vice-président EELV de la communauté urbaine, pour qui c’est « toute la différence avec le système d’écurie » du PS, où jusque y compris les élus locaux se positionnent.

Pour le reste, la visite se passe comme toutes celles de pointures politiques : à marche forcée, en meute, sans trop de fond, et avec quelques coïncidences troublantes (Manuel Valls est tombé sur un vendeur de clopes clandestin, pour elle c’était un vélo-taxi). Quoique, en retard comme Hulot il y a quelques jours, Eva Joly ait choisi de rester longtemps avec peu de monde plutôt que peu de temps avec beaucoup. Venu lui porter au resto un document sur la souveraineté alimentaire, le fondateur de Filière Paysanne Jean-Christophe Robert commente : « Elle a été à l’écoute – et je sais qu’elle est sensible au sujet car elle l’a évoqué dans son discours. Après elle est en campagne et je ne sais pas ce que ça donnera, mais je lui faire crédit de ça. » Allez place aux images :

Par Julien VINZENT, le 10 juin 2011

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Vos commentaires

6 commentaires
sur "A Marseille, la partition habituelle de madame Propre Eva Joly"

Ricou 24., 15 juin 2011 à 23:16 min

Une juge d'instruction en mal de reconnaissance,une voleuse de place pour des vieux et vrais militants écolos.
Comment acceptent ils çà?
Qui est cette femme pour se permettre de croire que l'époque "des classes sociales" n'est pas révolue..........et quelle peut avoir droit de fait à une place de leader en deux ans?

Ricou 24.

Alain Le Lougarou, 14 juin 2011 à 21:33 min

Beaucoup de fraîcheur,d'écoute et de sincérité chez E.JOLY entourée de militants intègres, de sypathisants et de passants admiratifs. Quelle différence avec la tournée du tandem HULOT -ZERIBI !

M34, 13 juin 2011 à 21:26 min

Il serait très intertessant de savoir ce qu'elle pense des "retraites de reversion" et ce qu'elle compte faire pour que lepourcentage soit augmenté.

Les taux ont été fixés quand les retraites étaient calculés sur les derniers salaires.

Nous sommes maintenant sur la moyenne de 25 années du plafond de la sécurité sociale

Donc retraites beaucoup plus faibles et retraite de reversion ne permettant pas de vivre

etranger, 12 juin 2011 à 20:29 min

Pour remplacer SEULEMENT la centrale du Tricastin il faudrait :
soit : 12 parcs de 150 éiliennes chacun, soit : 7,6 millions de villas dotées chacune de 25 m2 de panneaux solaires, soit : 190 km2 de panneaux (soit près de 2 fois la superficie de Paris, soit : 38 barrages de Serre Ponçon (le plus grand de France), soit : 2 650 centrales photovoltaiques du type de celle de Narbone .....

Voila des chiffres extraits du Midi Libre du Vendredi 3 juin 2011 qu'il est bon de connaître et de faire connaitre au plus grand nombre

druide67, 10 juin 2011 à 23:05 min

Ce serait bien de remplacer les pourris marseillais par des gens comme Eva Joly.
Ca nous changerais la vie.

Petite Reine, 10 juin 2011 à 22:48 min

Absolument incrédibeul, cette histoire !
C'est pas possible, c'est un coup de Marsactu ?! On peut pas faire trois mètres dans cette ville sans tomber sur Eva Joly, Sébastien Barle ... et je découvre une fois rentrée tranquillement à la maison, les pieds dans mes pantoufles et mes petites habitudes ... que Marsactu était de la parti !!! C'est un piège, c'est du harcèlement !!!

Non, c'est trop incroyable ... Je dépose deux personnes en haut de la rue d'Aubagne et je me retrouve projeté dans "la folie de grandeurs" au moment où Yves Montand retrouve Defunes, son ennemi juré, en plein milieu des galères ! Qué embrassades !!!

( ... Ce qui ne sous entend pas que j'ai quoi que se soit contre Eva Joly qui au demeurant est ... une fort belle femme !!!)

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