Un gendarme infiltré dans une cité marseillaise, un ministre de l’Intérieur devenu président de la République, une émission de TF1, des actions en justice répétées : joli cocktail que nous propose Le Point. L’affaire remonte à 2003, date de la diffusion dans le Droit de savoir d’un reportage sur le Groupe d’intervention régionale basé à Marseille, après un tournage réalisé avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy.
Pas de bol : « Le gendarme Stephan L. est, à l’époque, infiltré dans une cité où il se fait passer pour le cousin d’une concierge. Sous cette couverture, il récupère ainsi un maximum d’informations sur les trafics et possède des indicateurs. » Ennuyeux mais pas catastrophique, à moins de ne pas être flouté par la chaîne…
Résultat : « Sa couverture est détruite, et certains de ses informateurs également repérés par le milieu… », poursuit l’hebdo. Malgré les appels de sa hiérarchie à laisser tomber et les propositions financières de TF1, il va devant les tribunaux et gagne. Sauf que depuis TMC, filiale de TF1, a diffusé 4 fois le reportage. Rebelote, avec à la clé une mise en demeure du CSA pour cette dernière. « J’ai été sacrifié pour les besoins du reportage », lance le gendarme au Point. Seulement du reportage ?
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