Ce sont sans doute la dernière décision de l'inspection du travail, qui a sèchement refusé le licenciement des salariés protégés, et l'annonce d'une prochaine rencontre entre les "Fralibs" et l'Élysée qui ont poussé le PDG monde de Unilever Paul Polman à s'exprimer pour la première fois sur la fermeture de son usine à Gémenos. Même si ce dossier s'enlise depuis 2 ans, il ne représente pas grand chose d'un point de vue économique pour une multinationale qui a réalisé plus de 4 milliards de bénéfices l'an dernier. En revanche, passer pour un groupe "voyou", pour une entreprise qui ne vend surtout que grâce à l'image de ses produits auprès des consommateurs, cela commence à représenter un vrai risque. Y compris dans un petit et "vieux" pays comme la France. Pas bon pour le business. Du coup après des mois de communication ratée de la part des dirigeants français de Fralib et d'Unilever, c'est le numéro 1 qui a décidé de s'y coller.
Le Hollandais, ex dirigeant de Procter et ancien directeur financier de Nestlé, CEO d' Unilever depuis 2009, s'est donc fendu d'une belle interview ce matin dans le Figaro. Et il n'a pas fait le voyage pour rien. Il a d'abord repris les éléments de langage déjà déclinés par ses patrons français : "Le dossier est clos, il n'est pas question de céder la marque Eléphant ou de sous-traiter des volumes", deux éléments pourtant indispensables au différents projets de reprise défendus par les syndicats, puis s'est fait plus menaçant :
Si la France ne respecte pas les lois, cela fera peser un risque sur les investissements en France (...) à Cuba et en Corée du nord, les marques ne sont pas protégées, je ne suis pas certain que cela profite aux économies de ces pays.
Rappelant au passage que son groupe vient de décider d'investir 20 millions d'euros et de créer 21 CDI à Compiègne, dans une usine de dentifrice. A bon entendeur... Sur sa lancée, Paul Polman en a profité pour donner une petite leçon d'économie libérale aux dirigeants politiques français qui "doivent réduire leurs dépenses" et "baisser le coût du travail". Une interview qui met en tout cas un terme aux espoirs d'une solution négociée avec la multinationale et un message directement envoyé au président de la République et à son ministre du redressement productif, le jour même de leur rentrée, que tout le monde annonçait déjà compliquée. La partie va devenir très serrée face à ce diktat d'Unilever.
Vos commentaires
19 commentaires
sur "Paul Polman, CEO d'Unilever " la France doit sortir de l'idéologie" "
Marseillais indigné, 29 août 2012 à 12:55 min
4éme place des pays "industrialisés" dans le Monde
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Marseillais indigné, 29 août 2012 à 12:53 min
Les propos « musclés » de certains sur ce forum contre les syndicats illustrent parfaitement l’ouvrage de Thomas Philippon, Le Capitalisme d'héritiers. La crise française du travail, Seuil, coll. « La république des idées », cité par Anonyme Force est de constater que les progrès sociaux ont du le plus souvent étre arrachés aux employeurs C’est là le drame des relations de travail en France Plutôt que de respecter ses interlocuteurs syndicaux ,d’établir des relations de confiance , le patronnât français cherche soit à les manipuler (affaire de l’U I MM ) soit à les diaboliser (d’où un faible taux de syndicalisation par rapport à l’Allemagne par exemple :En France les salariés ne veulent pas d’ennui)
Le discours sans nuance contre les 35 heures est un bel exemple de cette diabolisation En effet si ce système n’est pas admissible pour les personnels d’encadrement en revanche il a amélioré la vie de beaucoup de travailleur (se)s affecté à des postes peu gratifiants ,aux horaires décalés ,confrontés à des problèmes de transport de garde d’enfant Par exemple les agents d’entretien (cf. l’excellent livre de Florence Aubenas « Le quai de Ouistreham Il existe en livre de poche) les caissières ,les travailleurs postés ou effectuant des travaux pénibles Ajoutons enfin que bien souvent l’exemple n’est pas donné par le grand patronat avec ses héritiers bling bling et sans talent Ils ont fort mal remplacé les fondateurs de groupes industriels qui avaient permis à la France de se situer à la 4éme place des pays dans le Monde Ce résultat avait été atteint malgré le lourd handicap constitué par la nécessité d’importer la majorité des matières premières
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Chris, 29 août 2012 à 17:36 min
Bah voyons, les CDI à temps partiel annualisés ont vachement changé la vie des caissières...
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Les 35 heures sont une usine à gaz et, comme toutes les usines à gaz, c'est juridiquement un plaisir à tordre, demandez aux juristes....
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Quant à réduire le "patronat" aux clichés démaguos d'héritiers, c'est bien pratique...MAIS OUI, tous les entrepreneurs ont hérité, bien sûr...Et ceux qui n'ont pas hérité sont de vilains charcutiers poujadistes enrichis, mais oui...CQFD de la dogmatique lutte des classes qui préside à l'appréhension de ces questions en France.
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Ce sont les PME qui créent l'emploi, pas les groupes du CAC qui délocalisent et paient zéro d'IS sur le territoire. Et pour ces petites structures, les syndicats comme le MEDEF sont des poisons.
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Anonyme, 25 août 2012 à 00:13 min
Thomas Philippon, Le Capitalisme d'héritiers. La crise française du travail, Seuil, coll. « La république des idées », 2007. il y a bien une crise française du travail, qui se traduit par un chômage de masse et un sous-emploi des seniors et se mesure par un taux d'emploi nettement plus faible que les autres pays développés : à peine plus de 60 % en France, contre plus de 70 % dans de nombreux autres pays, notamment scandinaves ou anglo-saxons. Or, ces 10 points de différence, cela représente 4 millions de travailleurs sous-utilisés, en friche ! Ce qui entraine un coût humain pour les intéressés et un énorme manque à gagner pour la collectivité : selon l'auteur, « il n'est pas déraisonnable d'imaginer un effet de l'ordre de plusieurs points de PIB. »
2Le diagnostic ensuite : cette crise du travail n'est pas due aux raisons que l'on avance habituellement. En effet, on met souvent l'accent sur les contraintes institutionnelles du droit du travail et sur les charges sociales pesant sur les entreprises, ce qui découragerait l'offre. Or, selon les meilleures sources économétriques sur les comparaisons internationales [Blanchard et Wolfers, 2000 ; Botero et al., 2004], ces facteurs n'expliquent qu'une partie, entre 25 et 30%, des variations constatées entre les taux d'emploi des 20 pays les plus industrialisés, et environ 10% pour les taux de chômage en 2000. Ainsi, pour réels qu'elles soient, ces sources de blocage restent minoritaires.
3Une autre explication avancée serait une crise de la valeur-travail dans une société de loisir, peuplée d'individus plus ou moins réticents à s'adapter aux exigences de disponibilité et de flexibilité du capitalisme moderne. Or, là-aussi, les enquêtes infirment cet argument. La grande enquête du World Value Survey (WVS) - qui concerne 80 pays en 1999 et qui inclut des questions sur l'importance accordée au travail et aux loisirs dans la vie des individus- ne singularise pas la France dans le peloton des allergiques au travail. Alors, d'où vient cette crise du travail en France ? La thèse de Thomas Philippon est qu'elle est une crise des valeurs collectives : une crise non pas du désir individuel de travailler, mais de la capacité à travailler ensemble. Voilà la véritable exception française : en effet, la France est le pays développé où les relations de travail sont les plus mauvaises, à la fois du point de vue des dirigeants d'entreprises et du point de vue des salariés. Toutes les enquêtes disponibles le montrent, et ce de manière durable. Par exemple, à la question « Les relations entre employés et employeurs sont-elles conflictuelles ou coopératives » posée par le Global Competitiveness Report (l'enquête du Forum économique mondial) les patrons français arrivent 99e sur 102 pays. Seuls le Venezuela, le Nigeria et Trinidad font pire...Cette perception d'une mauvaise qualité des relations sociales en France est partagée par les Français en général et par les salariés en particulier. Selon le World Value Survey, parmi les pays d'Europe, la France se classe dernière pour la « liberté de prendre des décisions dans son travail » et avant-dernière (devant la Grèce) pour la « satisfaction dans son travail ». Et ces réponses pessimistes, tant chez les employeurs que chez les employés, sont spécifiques à ce domaine : ailleurs (justice, santé, politique...) la France se retrouve dans la moyenne. Il semble bien que la véritable exception française, c'est ici qu'elle se trouve, dans la logique des rapports sociaux au travail qui sont perçus nécessairement comme un jeu à somme nulle (ce que les uns peuvent gagner est nécessairement perdu par les autres), alors que dans d'autres pays européens (notamment en Scandinavie), une logique gagnant/gagnant prédomine, c'est-à-dire la capacité à organiser le travail de manière à ce que chacun y trouve son compte ! Et le pouvoir explicatif de ces relations sociales est remarquable : « statistiquement, la
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La Vigie, 23 août 2012 à 15:29 min
Faute de la marque Éléphant ils auront les "éléphants" du PS et l'éléphanteau MONTEBOURG....
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Anonyme, 20 août 2012 à 15:33 min
Merci de ces precisions. Il serait difficile à Unilever de céder la marque Eléphant, puisqu'ils continuent de la produire sur d'autres sites (notamment en Belgique). La marque est leur propriété et la loi européenne et française protège la propriété !
Après avoir cassé le port de Marseille, la CGT semble bien déterminée à tuer l'activité économique dans notre région...
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Anonyme, 20 août 2012 à 18:40 min
"Les mauvais ouvriers ont toujours de mauvais outils ,les mauvais patrons ont toujours des mauvais ouvriers ,les mauvais géneraux ont toujours des mauvais soldats" disait mon grand pére qui fut un grand industriel et qui avait en horreur le bling bling
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Anonyme, 20 août 2012 à 18:36 min
L'ultraliberalisme n'est-il pas deja une idéolgie ?
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Anonyme, 20 août 2012 à 11:01 min
Quel diktat d'Unilever? L'ensemble de la procédure de fermeture du site a été entérinée par la justice. Les salariés ont tous reçu une offre de placement dans une autre usine. Le diktat n'existe que dans le discours des politiciens français, qui adorent jouer les Saint Louis et imaginent guérir les malades en les touchant ou régler les problèmes économiques en criant au loup.
Là où le PDG d'Unilever se trompe, c'est lorsqu'il remplace une idéologie (le keynésianisme à la française) par une autre (la réduction des dépenses publiques à tous prix). Pour être plus compétitifs, on a besoin d'un meilleur système de formation et d'éducation. Et ça, ce sont des investissement (au moins en partie) publics.
C'est de ça que notre région a besoin: une meilleure formation et plus d'ambition. Si Unilever se barre, on doit être capables de créer une entreprise alternative et de concurrencer Unilever - pas de se lamenter et d'appeler les thaumaturges parisiens à la rescousse, avec leurs formules incantatoires et leurs baguettes magiques.
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Vincent13008, 23 août 2012 à 18:33 min
Les patrons français ont les syndicats qu'ils méritent. C'est très facile de taper sur la CGT, mais quand on voit l'état du dialogue social au sein de nombreuses entreprises dans notre pays (je suis bien placé, professionnellement, pour en parler), on peut parfois comprendre le jusqu'au-boutisme de certains syndicats (pas toujours la CGT).
Comparer la France à la Corée du Nord (même si c'est un Néerlandais qui le dit), c'est sûr que ça va détendre l'atmosphère.
Cette maladie française de la confrontation improductive est aggravée par l'incompétence du personnel politique - de droite et de gauche - qui, dans sa majorité, n'a jamais vu de près une entreprise avec des vrais salariés dedans.
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Chris, 24 août 2012 à 02:22 min
"Le jusqu'au boutisme de la CGT"..
WOUARF QOUARF WOUARF !!!
Vous voulez dire comme avec les CONTIS ?
Ce que ces derniers (braves) ont obtenu, cela a été en se battant contre le patronnât ET SURTOUT CONTRE LA CGT, alliés objectifs de ce dernier.
Ceci étant vous avez bien raison, patronnat-syndicat même combat, même MAFIA.
Tous ces GORETS font auge commune, comme l'a démontré le scandale de l'UIMF (tiens d'ailleurs on en est où, dans la procédure de ce truc ?...Bien étouffé, hein les copaings...).
5% de syndiqués qui gèrent paritairement la gabegie du système social en France, bonjour la légitimité démocratique...
Si la Famillia du MEDEF est le marteau, ce sont bien celles des syndicats qui font l'enclume.
Et mort aux PME.
Ces mafias sans aucune légitimité démocratique MASSACRENT les créateurs d'emplois que sont les PME, seuls créateurs d'emplois en France.
Tellement facile et arrangeant de les exclure du soit-disant dialogue social, hein...
Qu'il crèvent, tous ces putains de corps "intermédiaires" qui ne sont que des cercles d'intérêts qui n'ont d'autres objectifs que de maintenir les planques de leurs adhérents respectifs.
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Vincent13008, 26 août 2012 à 10:15 min
Juste quelques remarques complémentaires, pour aller un peu au-delà de la caricature :
- Je ne parle que de ce que je connais. Donc pas de Continental, affaire certes surmédiatisée mais qui n'a que peu à voir avec la vie quotidienne de la plupart des entreprises.
- En effet, il n'y a que 5 % de syndiqués en France. C'est regrettable. Un taux de syndicalisation supérieur serait favorable à la démocratie sociale. Ceci dit, il ne faut pas confondre taux de syndicalisation et "utilité perçue" des syndicats aux yeux des salariés. Vers qui se tourne un salarié confronté à une difficulté grave avec son chef ? Vers le délégué syndical ou le syndicat le plus proche, même si lui-même n'est pas syndiqué.
- Les syndicats étant globalement inexistants ou très faibles dans les PME (5 % de syndiqués, c'est la résultante de beaucoup plus dans les grandes entreprises et de quasiment 0 % dans les PME), je ne vois pas comment on peut leur imputer les difficultés de ces dernières.
- Il y a des pays qui ont réussi à faire "crever" ces corps intermédiaires : ce sont les dictatures où règne la loi du plus fort. Je ne suis pas sûr que le salarié de base en sorte gagnant.
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Chris, 29 août 2012 à 11:05 min
-'faut-il que vous n'ayez pas travaillé à l'usine depuis longtemps pour avoir cette idée des intérêts du salarié "de base"...
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Le salarié de base c'est un intérimaire, déjà, faudrait sortir...Il fait le sale boulot, celui que les employés CDI maison syndiqués ne veulent pas faire.
Le salarié de base d'une plate-forme logistique, par exemple(pour prendre un exemple que je connais), c'est celui qui se tape des préparations de commandes uniquement composées de packs d'eau, quand le petit Kapo CGT se voit réserver celles de baluchons de sopalin. Vous voyez le genre ?
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-Les PME crèvent en France car elles sont n'ont pas leur mot à dire : Le débat social en France c'est le patronat qui "lubrifie" (je reprend les termes exacts de Denis Gautier Savagnac)les rapports sociaux en balançant aux syndicats des valises de billets (au sens propre, cf encore une fois l'UIMM).
Les législations sociales sont faites sur mesure pour des entreprises de taille dignes des grandes forges qui se débrouillent, elles, pour ne pas payer d'IS en France (ha! les prix de transfert!).
Au final ce sont les salariés de PME qui en sortent systématiquement perdant, faut-il faire la liste des avantages d'un gros employeur ?.
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La mythologie ouvriériste savamment entretenue en France a donné les 35 heures : qui en a profité ? Pas les salariés de base, qui se sont retrouvés embauchés à tous les formats possibles de temps partiels mais plus jamais à 39, pour sûr. Et même pas à 35, tiens. Ce sont tous ces gens qui l'ont eu dans le baba qui ont sanctionné la gauche en 2002. Quand je pense qu'Aubry s'imaginait en 2012 encore que les français l'attendaient...
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Pour finir ne vous méprenez pas, ce n'est pas le syndicalisme que j'attaque, mais uniquement celui de France.
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Vincent13008, 29 août 2012 à 16:11 min
Faut peut-être juste demander aux patrons de PME d'arrêter la chasse aux syndiqués s'ils veulent avoir un dialogue avec les syndicats ! On ne peut pas à la fois chasser le diable et se plaindre qu'il ne vous aime pas...
Par contre, vous m'apprenez quelque chose : je ne savais pas que lorsque le salarié "CDI maison syndiqué" était en situation d'insubordination et refusait de faire le boulot pour lequel il est payé, le patron ne pouvait pas le virer. Le droit du travail a dû changer ce mois d'août.
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Chris, 29 août 2012 à 17:08 min
Vous ne saviez pas que quand on tire la carte "délégué CGT" on obtient des supers-pouvoirs qui vous rendaient invirable ? Il faut effectivement que vous mettiez à jour vos bases en droit social...
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49, ne jamais oublier ce chiffre : un seul employé de plus et les emmerdements commencent.
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Les PME s'ouvriront aux syndicats le jour où ceux-ci abandonneront le dogme de la lutte des classes et cesseront de considérer, par principe, les employeurs comme des esclavagistes.
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Se défier des syndicats est, en France, une question de survie pour les petites boites (qui sont les vraies créatrices d'emplois).
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Vincent13008, 29 août 2012 à 18:58 min
Quant à vous, il faut que vous mettiez à jour vos connaissances syndicales. L'Union soviétique a cessé d'exister il y a quelques années. S'il en reste quelques nostalgiques ici et là, ils sont marginaux, y compris à la CGT.
Dans mon propos, comme dans le vôtre, il était question des "salariés CDI syndiqués", pas des salariés "protégés". Quand on prétend donner des cours de droit social, il faut être précis.
Vous tenez absolument à avoir le dernier mot sur tous les sujets abordés dans les différents forums de ce site. Pardonnez-moi de vous faire une révélation : d'autres que vous savent aussi de quoi ils parlent. Certains ont même l'outrecuidance d'avoir des opinions différentes des vôtres : elles ne sont pas moins valables que les vôtres.
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Chris, 29 août 2012 à 19:10 min
Je ne prétends pas faire de cours de droit, juste témoigner de ce que j'ai vécu : dernier poste il y a 3 ans. Et vous l'usine ça fait combien de temps que vous n'y avez pas travaillé ?
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Laissons de côté la sodomie de diptères, pour laquelle je reconnais humblement que vous avez l'air plus doué que moi.
Je ne vous parle pas des salariés protégés, juste du fait que l'encartement et la recherche d'un mandat syndical sont, dans leur grande majorité, le fait de simples individus voulant se planquer et/ou se protéger. Et j'aurais pourtant été le premier, en tant qu'ouvrier, qui aurait préféré constater autre chose.
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Julien VINZENT, 20 août 2012 à 12:26 min
Pour compléter, la validation du 3e plan de sauvegarde de l'emploi (les deux précédents ayant été annulés par la justice) est encore suspendue à l'appel du CE, et le rapport de la Direccte ne laisse pas augurer que ce soit une simple formalité http://www.marsactu.fr/business/linspection-du-travail-fait-boire-a-unil...
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Pierre BOUCAUD, 20 août 2012 à 11:21 min
Bonjour, le diktat c'est simplement pour expliquer que la position d'Unilever ( ne pas céder la marque, ni sous-traiter ) n'est pas négociable.
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