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Economie

Bons baisers

Marseille aura-t-elle enfin son magazine ?

Bons baisers de Marseille s'affiche dans les kiosques depuis ce jeudi matin. Le mensuel lancé par des journalistes locaux avec le soutien du magazine Corsica relève un défi qu'a déjà tenté V Marseille il y a un an avant de s'arrêter fin 2013.

Elodie Crézé

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"Le magazine qui va faire parler la kalach", c'est avec ce marketing agressif que Bons baisers de Marseille s'installe en kiosques ce matin. Le nouveau mensuel va tenter de s'installer durablement dans le paysage médiatique local. Le dernier en date, V Marseille s'est arrêté en décembre, un an et onze numéros après son lancement par une coopérative de jeunes journalistes.

"C'est une opération commando", admet en poursuivant la métaphore martiale Olivier-Jourdan Roulot, l'initiateur du projet déjà de la partie lors des créations des quotidiens corse et marseillais 24 Ore et Tribune du sud. "L'idée, c'est de se mettre en place et de voir ce qu'il se passe, sortir de l'info et profiter de ce formidable terrain d'enquête et d'investigation que sont Marseille et Aix", reprend le journaliste. Aux côtés de Sandro Piscopo-Reguieg (notamment correspondant local de Télérama), ils se sont attachés pour ce faire les signatures de journalistes connus de la place marseillaise. Le rédacteur en chef de Bakchich Xavier Monnier, l'enquêteur de La Marseillaise Philippe Pujol ou le chroniqueur du Nouvel économiste Pierre-Louis Rozynès signent un article dans ce premier numéro. On y lit notamment une enquête sur les curieuses promotions de certains responsables policiers pourtant pas exempts de reproches ou l'histoire jugée trouble de la vente du garage de Patrick Mennucci.

La presse se vend mal à Marseille

En soutien à cette aventure se trouve l'éditeur Corsica qui publie depuis 14 ans le magazine éponyme sur l'île. Pour ce premier numéro comme pour les deux suivants, le mensuel corse sera même distribué conjointement avec BBDM (l'acronyme officiel). "C'est à nous de faire notre place", convient Frédéric Poletti, son directeur général qui déclare "s'intéresser depuis longtemps à Marseille qui reste la ville corse la plus importante du monde". Pour cette sortie, les équipes corses ont pris en charge la mise en page et la diffusion du magazine.

Douze mille exemplaires seront mis en place pour cette sortie. Si Roulot refuse de divulguer des objectifs précis, Poletti table sur "une vitesse de croisières de 8 000 à 10 000 ventes chaque mois" à terme. Ambitieux quand l'on connaît les chiffres de vente actuels. Après un lancement à 5000 exemplaires, V Marseille s'est stabilisé autour de 2000 à 3000 numéros vendus. L'hebdomadaire du groupe La Provence, Marseille l'Hebdo, promis à la suppression dans sa forme actuelle, déclare sur les derniers mois une moyenne de 3376 numéros vendus par semaine dont seulement 2000 en kiosques. Un chiffre en baisse de 14 % sur un an.

"Les prévisions de vente de Bons baisers sont impressionnantes, témoigne Eric Besatti, directeur de la publication de feu V Marseille. A 2500 ventes mensuelles, on considérait qu'on avait gagné la bataille du lectorat ! Mais leurs choix et les nôtres sont différents. Nous refusions par exemple des mots comme kalach, au même titre que cité phocéenne, pétanque ou cagole. Eux emploient une tactique plus agressive, on va voir si ça marche mais Marseille est une ville qui lit très peu."

Objectif : 10 000 ventes mensuelles

De fait, une ville comme Lyon compte aujourd'hui trois magazines - certes pas tous en pleine forme, La tribune de Lyon, Lyon capitale et Mag 2 Lyon. Marseille n'est-elle pas allergique à la presse ? Frédéric Poletti est persuadé qu'il peut y réussir le même coup qu'en Corse : "C'est la région la plus pauvre de France, avec seulement 300 000 habitants et on a lancé un magazine, ce qui paraît être une anomalie économique. Pourtant, avec une impression de 15 000 à 20 000 numéros par mois de Corsica, on tourne entre 8 000 et 10 000 numéros vendus. Faire le même nombre de ventes à Marseille, ce doit être possible si on ne prend pas des lecteurs pour des imbéciles et qu'on porte un journalisme exigeant. Bien sûr, à 4,50 euros, Bons baisers de Marseille n'est pas un titre populaire d'un point de vue économique. Notre cible, ce sont les CSP + et les CSP 2+."

Chaque mois, Corsica récupère entre 20 000 et 25 000 euros de complément publicitaire nécessaire. "A Marseille, on peut faire un petit peu mieux", veut croire Poletti. Pour ce premier numéro, la pub a été entièrement gérée depuis la Corse : trois annonces en tout et pour tout avec deux producteurs corses qui cherchent à s'exporter et un publi-reportage sur le Sofitel Vieux-port. Bien dans la cible.

Les annonceurs locaux se font donc encore attendre. Entrepreneurs novices, les créateurs de V Marseille ont eu le plus grand mal à les attirer. "Cela a été très compliqué, témoigne Raphaël Tual, l'un d'entre eux. Une grande entreprise de télécom nous a bien expliqué le contexte. Leur budget de communication a baissé de 30 %. Et forcément, dans ces moments-là, ils privilégient les titres les plus installés." A la Chambre de commerce et d'industrie1, le conseiller spécial du président Jacques Pfister et ancien journaliste Laurent Carenzo pondère : "Je ne crois pas que les entreprises soient particulièrement frileuses. Elles ont une analyse froide en fonction du nombre et de la qualité des lecteurs."

A la recherche d'investisseurs locaux

Mais Corsica n'attend pas que de la pub des entrepreneurs locaux : l'entreprise cherche "des gens du cru, autres que des journalistes, qui seraient prêts à s'impliquer dans le projet". Sur ce point, Laurent Carenzo se montre plus sceptique : "Ici, traditionnellement, le monde politico-médiatique fait son numéro et le monde économique est ailleurs même si MP 2013 a un peu rebattu les cartes. On n'est pas dans un monde où on investit dans l'édition pour des raisons d'éthique ou d'influence : ce n'est pas un terroir qui fonctionne comme ça."

Pourtant, petite entreprise, Corsica garde une capacité d'investissement limitée. Et Poletti pose dès aujourd'hui des limites claires : "On saura assez vite avec le premier numéro. On vise 6 000 à 10 000 ventes. Si le numéro 1 ne marche pas, on aura personne avec qui discuter. Et si on fait plus que prévu, si ça marche super bien, on s'ouvrira certainement à d'autres personnes mais ce ne sera pas une nécessité économique." Dit autrement par le même Poletti : "Si les ventes sont catastrophiques dès le numéro 1, la messe sera dite".

1. Annonceur sur Marsactu [retour]

NB : Les bandeaux promotionnels de Bons baisers de Marseille que vous pouvez voir sur le site sont présents à titre gracieux et confraternel.

Par Jean-Marie Leforestier, le 9 janvier 2014

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Ça vous rend...

Vos commentaires

19 commentaires
sur "Marseille aura-t-elle enfin son magazine ?"

Jean Pierre 13, 16 février 2014 à 19:40 min

Corse de Marseille, je suis très étonné par votre article. Le magazine Corsica vend 10 fois moins qu'annoncé dans votre article par Frédéric POLETTI, surnommé "Faillite" en Corse !!! Après des échecs retentissants (banqueroute du quotidien devenu hebdo 24Ore, effondrement de son site communautaire, etc.), voilà son équipe - Olivier Jordan Roulot, récidiviste de la diffamation qui a quitté l'ile de Beauté avec pertes et fracas - à l'assaut de Marseille !!! Ah ah ah !!! J'ai hâte de lire leur prose qui a tant fait marrer la Corse !!! Bonne chance aux futurs lecteurs, qui vont bien rigoler à coups de scoops bidonnés et d'infos non vérifiées !!!

Julien, 17 février 2014 à 09:58 min

"Faillite "le bien nommé et 24 Ore a été "faillite n° 2"... comment des gens qui ont planté des "clous" partout et sont partis comme des péteux en laissant à Bastia le liquidateur judiciaire se débrouiller avec leurs dettes peuvent ils débarquer sans vergogne à Marseille pour remonter une autre entreprise. Ils cherchent "des journalistes prêts à s'impliquer" et bénévolement bien sûr parce qu'au moment de payer c'est courage fuyons.Et vous leur faites de la pub? honte à vous. Marsactu est en général un peu mieux informé et exigeant sur les sujets traités.

OJR, 19 février 2014 à 16:54 min

Je suis Olivier-Jourdan Roulot, rédacteur en chef du mensuel Bons baisers de Marseille. Une petite réaction et quelques précisions concernant les post de JP13 et Julien... Concernant la faillite de 24 Ore, qui semble bien honteuse à leurs yeux, notre ami Julien s'étonne en particulier que le liquidateur judiciaire ait eu à gérer la dette générée. Pardon, et je ne m'en réjouis pas (signalons au passage que je n'étais à titre personnel pas dans le capital), mais c'est malheureusement toujours le cas dans le cadre d'une liquidation. Cette charge revient au liquidateur, quelque que soit la société ou l'entreprise. Et ça n'a rien à voir avec la vergogne que vous évoquez, c'est tout simplement ainsi que ça fonctionne, que vous le vouliez ou pas.
Pour compléter sur 24 Ore, nous avons effectivement échoué à imposer un titre en Corse pour offrir une alternative au monopole de Corse Matin, monopole de la presse qui n'est jamais une bonne chose en démocratie.
Sur la partie journalistique qui me concerne, concernant ce que JP13 appelle des " scoops bidonnés et des infos non vérifiées ", je vous propose d'étayer puisque vous aimez être précis. Que vous me qualifiez de récidiviste de la diffamation est, si j'osais, diffamatoire. En tout faux. Soyez précis. Je dis bien précis : dans toute ma carrière, j'ai à ce jour été condamné une fois suite à une plainte en diffamation. Je signale au passage au lecteur que tous les patrons de presse ont à gérer des plaintes et des procès devant les tribunaux, ça fait malheureusement partie du métier. Mais, me concernant, autant que le qualificatif soit mérité, donc : récidive, vous parlez de quoi ?
Pour finir avec 24 Ore, ce journal a été créé avec des capitaux familiaux, de gens qui ont investi à titre personnel et pris des risques. Avec un échec, en effet, qui semble vous réjouir. Pour ma part, je ne m'en réjouis pas, croyez moi (j'étais salarié et j'ai donc perdu mon emploi), mais je n'ai pas honte de ce qui a été réalisé, au contraire. Dans un secteur extrêmement bousculé, où tous les titres, y compris les plus connus, accumulent dettes, plans de redressement, ou sont souvent à la limite de la faillite, quand elle n'est pas prononcée, je pense pour ma part que ceux qui osent essayer quelque chose et refusent la fatalité devraient au minimum être salués pour ça. Ce n'est pas votre avis, c'est votre droit.
Pour les " journalistes prêts à s'impliquer ", je tiens à préciser que je n'en cherche et n'en chasse pas pour BBdM, ceux qui travaillent avec moi le font sans contrainte, avec beaucoup de courage et d'envie. Y compris ceux qui nous rejoignent, parce qu'ils croient à ce projet.
Je ne pense pas avoir convaincu JP13 et Julien, je ne compte pas engager une polémique personnelle avec eux qui n'a aucun sens, surtout quand ceux qui la portent ne se dévoilent pas, mais je voulais juste apporter ces quelques précisions pour les lecteurs de Marsactu.
Quant à mon modeste cas, et au fait que j'aurais quitté l'île de Beauté avec perte et fracas, ça m'a laissé un vague sourire. Pourquoi pas caché dans une malle dans un coffre de voiture, tant que vous y êtes ?
OJR

Phlac, 27 janvier 2014 à 10:34 min

BBDM veut laver plus blanc sur Marseille à coup de Kalch et sortir des affaires que la presse marseillaises ne fait pas? Et si on s'occupait des affaires d'un certain Poletti qui monte des sociétés et des journaux sans payer ses salariés et ses fournisseurs, laissant des clous un peu partout et des gens dans la détresse. On appelle ça comment ce genre de personnage?...
En attendant une enquête de Marsactu sur le sujet...

Candide, 11 janvier 2014 à 18:26 min

@MP :
Ho le joli point Godwin ! Respect !!!

Faire ce genre d'incantations et en appeler aux « heures sombres » dès qu'on se contente de faire allusions aux petits arrangements locaux, aux GROOOOSSES affaires traitées dans le secret des loges locales qui ne sont, n'en déplaise à certains, au mieux que des COTERIES D'ARRIVISTES et/ou au pire de vrais groupes mafieux, C'EST CA QUI PUE, Monsieur MP.

Tiens, il semblerait que MONSIEUR Duchaine n'ai pas décider de se laisser impressionner : il déroule la pelote...

http://www.bfmtv.com/societe/guerini-nouvelle-affaire-laffaire-mettant-c...

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20120220.OBS1817/un-patron-de-tr...

« Hô Henri, mon fêêêre (prononcez avé l'accent BIEN appuyé, hein...), tu vas respecter ton SERMENT, hein ? …..)

Puisse MONSIEUR Duchaine débâtir l'édifice Marseillais JUSQU'A LA DERNIER PIERRE. Vous êtes du Mur, MP ? Vous devriez réserver votre place à Septêmes, comme l'amiante des chantiers de « dépollution » gérés par Môôôssieur Frêêêre..^^(je dis "amiante" mais allez donc savoir ce que cette décharge contient comme jolis futs dans ses tréfonds...J'dis ça, j'dis rien, hein, juste des accusations de méchant nazi^^....en plus on sait bien que JAMAIS un frêêêre oserait enfouir aussi près de Marseille...En Somalie, passe encore^^)
HA LES CONS !!!!

myriam, 11 janvier 2014 à 08:05 min

je regrette la disparition de VMarseille un mensuel très bien fait et qui justement sortait du lot par la diversité de ses sujets et la qualité de leur traitement.
Un nouveau mensuel ....Corse....à financer....Guérrini? une parution opportune à quelques encablures de la campagne municipale.

Sherlock , 12 janvier 2014 à 02:36 min

Joli travail journaliste que voilà. D'ailleurs pourquoi guérrini met il un accent sur son nom corse alors que les noms corses n'ont pas d'accent.
Cependant, je m'y perds. Gaudin est UMP, comme Sarko. Or, la 1 ère femme de Sarko est Corse. Peut être est ce lui qui est derrière cette parution.
Mennucci, si ce nom n'est corse il est donc d'origine italienne. Or, la corse au début du XVIII eme n'était elle pas italienne? Hmm étrange coïncidence non?
Peut être l'évêque, la corse n'est elle pas une région croyante et les coffres du Vatican que l'on dit si riche, pourrait financer un tel magazine.
Finalement , je ne sais plus.

JL41, 10 janvier 2014 à 13:46 min

C’est officiel, notre Roméo a sa Julie : http://www.closermag.fr/people/politique/francois-hollande-julie-gayet-q...
Je suis bien content pour lui, parce qu’avec le métier qu’il fait, entouré par les idéologues du PS comme un œuf en gelée, sommé par les mélanchoniens de rompre avec l’économie libérale, prié par des écologistes de talent d’interdire le mouillage des navires dans les champs de posidonies de nos côtes, ça doit être tuant.
Voilà pourquoi il avait un petit sourire en forme de « cause toujours », ou qu’il faisait parfois de l’humour un peu limite. Encore qu’en humoriste on fasse bien pire.

Anonyme, 10 janvier 2014 à 12:07 min

Kalach, engatse, …
Avec une pub aussi racoleuse il y a matière à s'inquiéter sur la finesse de la ligne éditoriale adoptée.
Reste plus qu’à mettre 8 pages sur l’OM et la boucle est bouclée, bonjour l’originalité.
Affaire à suivre.... s'il y a plus de 6000 ventes du n° 1.

Anonyme, 11 janvier 2014 à 09:21 min

entièrement d'accord : ça sent le réchauffé des désolantes banalités parisiennes sur Marseille .

johngotti, 10 janvier 2014 à 08:16 min

Bizarre et pathétique à la fois cette obsession pour la Kalach... Le mot se retrouve deux fois en couverture et en photo. Tout ça devrait nous faire croire à un point de vue "original" sur Marseille. Alors que c'est déjà la même soupe surgelée et réchauffée au micro onde que l'on mange tous les jours. Dernière chose, par curiosité combien des journalistes sont effectivement marseillais ? Et non des parisiens vivant à Marseille comme c'est habituellement le cas/

Anonyme, 10 janvier 2014 à 04:59 min

L'accroche racoleuse sur Marsactu qui met en avant la kalach... finalement, pas besoin des parigots pour caricaturer Marseille, les corses s'en chargent aussi bien... un peu d'OM, des faits divers et les petites tambouilles politiques, ça va pas remonter le niveau de la presse locale.
Désolé pour ces jugements a priori, mais ça commence très mal...

athe, 9 janvier 2014 à 20:59 min

Un magazine qui ne sait pas, où et qui sont ses lecteurs potentiels, peut refermer tout de suite sa boutique. Ou pour le dire autrement, Marseille est certainement plein de choses, et même peut-être la plus grande ville corse, pourquoi pas, mais quelqu'un qui ne retient que ça, n'est jamais descendu la Canébière. Marseille est une ville intrinsèquement méditerranéenne et a besoin d'un journal ouvert sur le monde méditerranéenne, le Maghreb, le Proche Orient, le nord de la Méditerranée; et d'un journal de qualité, surtout. Faudrait peut-être voir ce qui passe chez les voisins: à Milan, Barcelone, Munich... d'autres villes qui ne sont pas forcément la capitale du pays, mais qui ont pourtant une certaine exigence. Et si on ne "lit" pas trop à Marseille, c'est peut-être parce qu'on n'achète pas trop, et peut-être parce que la presse locale est tout simplement indigne, indigne d'une ville comme Marseille - ailleurs, en province, ce n'est pas mieux d'ailleurs. V-Marseille était plutôt au-dessus du lot, et une tentative plutôt sympathique.
Puis en ce qui concerne la stratégie marketing de ce nouveau magazine, c'est tout simplement désolent. Cela fait en effet un peu populo-démago, et surtout cheap - un peu de foot et deux trois faits divers bien croustillants, et le tour est joué. Du très grand journalisme, quoi...

cameleon, 9 janvier 2014 à 18:54 min

A MARSACTU, dire qu'on ne lit pas à Marseille à tout l'air du cliché et du préjugé .... Aussi, votre site se doit de proposer un article serieux sur ce sujet à part entière avec des chiffres précis et des comparaisons cohérentes avec d'autres villes. Quelle presse est lue à Marseille ? locale uniquement ou davantage ?? quelles sont les attentes des marseillais ? de nombreuses questions se posent ...

Concernant, Vmarseille, dommage cette disparition, ce magazine changeait un peu le paysage local. Quant à Bons baisers de Marseille, le simple fait d'évoquer encore et toujours les kalach avec un soi disant humour éternel, est regrettable. ENcore une fois, on surfe sur les MAUVAIS Clichés marseillais qui ne font pas avancer notre ville, .... En tout cas, au départ, Ces "baisers" ne me disent rien de "bon".......à vérifier ....

Candide, 9 janvier 2014 à 17:06 min

...Et bien moi c'est précisément pour les raisons précédemment évoquées que je souscrirai.
QUOI, il y a des Brushing que ça décoiffe de citer CONSTRUCTA et la CEPA ? 'faut pas ? Ca se fait pas entre frêêêres?
Les papiers de M. ROZYNES sont à se tordre, je n'en rate pas un, et c'est UN PEU déçu que je n'ai pas vu MARSACTU s'exposer autant...Mais bon, on peut pas être financé par la CCI et cracher dans la soupe, hein...
"Ne pas mordre la main qui vous nourrit", voilà finalement une des dernières raisons de respecter les non-dits qui auront tué MARSACTU...

mp, 9 janvier 2014 à 17:59 min

Quel charabia ! Que de hors-champ sibyllin et puant ! L'école M'Bala, quoi.

Céhère, 9 janvier 2014 à 14:57 min

Mon commentaire sera dans la tonalité des précédents. Si j'ai apprécié la série de PL Rozynès qui a donné son nom au magazine, et ai donc prêté à l'annonce de la parution une attention plutôt favorable, du fait également de la présence de Philippe Pujol de la Marseillaise, les premiers éléments dévoilés sur les "réseaux sociaux" m'ont depuis refroidis.
Entre "l'inévitable article sur l'OM" (c'est eux qui le disent), et les "l'OM rend fou" de Xavier Monnier, entre la "kalach", la maquette agressive ressemblant au Marianne des mauvaises années, (pour ne pas dire à "Détective" si on est méchant), et l'opération commando, ça part plutôt pas terrible.
Et enfin la présence du retiré mais pas tant que ça Renaud Muselier, couplée au fait que le premier numéro allume en une son adversaire politique, constitue une petite cerise sur le gateau. Bon...

Baloo, 9 janvier 2014 à 13:05 min

"Nous refusions par exemple des mots comme kalach, au même titre que cité phocéenne, pétanque ou cagole."
Merci Eric Besatti.

On en veut pas de votre paperasse qui fait parler la kalach.
On souffre de tous ces clichés qui vous font vendre du papier.
On s'en fout de vos chiffres, de vos budgets, de vos estimations.
On veut de l'information, du journalisme.

C'est pas pour demain apparemment...

mp, 9 janvier 2014 à 12:40 min

C'est confraternel de dire que la métaphore est martiale. Mais elle est surtout guerrière second degré racoleuse, ce qui n'est pas exactement la même chose, et fondée sur ce qui fait déjà le miel des "médias". Si on attendait quelque chose de neuf, on a d'emblée l'impression qu'on va y trouver de la surenchère dans le genre plutôt qu'un angle, une méthode (faut pas rêver, hein) sur de véritables sujets. Oui, ça sent l'angle mort. En tout cas "kalach" en marketing, quel que soit le contenu, je fuis.
Et plus généralement, on peut supposer que si la presse ne marche pas à Marseille, c'est qu'elle n'est pas bonne, et toutes les "analyses" ne remplaceront pas la qualité éditoriale, graphique, etc.
Et si Marsactu marche, c'est parce que c'est bon, tiens.

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