Comme prévu le Conseil d'Etat a suivi le rapporteur public et vient d'annuler la décision de la cour administrative d'appel de Marseille qui avait déclaré illégal en novembre dernier le contrat de délégation de service public entre la SNCM la Méridionale et l'Assemblée Territoriale Corse. Du coup, la DSP est maintenue et pourra vraisemblablement se poursuivre jusqu'à son terme, c'est à dire fin décembre 2013, même si la Cour d'appel administrative de Marseille devra de nouveau se pencher sur cette DSP.
Autre très bonne nouvelle pour les 2 armateurs marseillais, le Conseil D'État a basé sa décision sur le fait qu'elle considère que le "service complémentaire" - le financement des ferries en période de pointe pour faire simple, n'étaient pas incompatible avec une DSP. C'était un des premiers arguments de la Corsica Ferries qui avait attaqué cette DSP indiquant qu'en pleine saison il n'y avait pas de justification à ce que la collectivité territoriale corse aide financièrement la SNCM , puisque le privé était présent dans ces périodes de l'année, ce qu'avait approuvé la Cour d'appel marseillaise. Le Conseil d'État a donc fait savoir ce matin qu'il n'était pas d'accord avec cette analyse et que la collectivité pouvait continuer à financer ces traversées y compris en pleine saison.
La deuxième décision porte sur une clause de la DSP qui prévoit qu'en cas de modification des conditions de marché, par exemple en cas de hausse du carburant, l'assemblée corse augmente sa participation financière. La Corsica et la Cour d'appel avaient considéré qu'il s'agissait d'une aide d'état déguisée et donc en infraction avec les règles européennes de libre concurrence. Sur ce point également, le Conseil d'État n'a pas du tout la même analyse. Cette décision est dont une très bonne nouvelle pour la SNCM et son alliée la Méridionale dans la DSP, car au moment où se rediscute en ce moment à Ajaccio une future organisation du transport maritime entre la Corse et le continent, la définition de ce nouveau contrat notamment sur les points du service complémentaire et de financement "additionnel" ont depuis ce matin une base juridique beaucoup plus confortable.
>> La décision du Conseil d'Etat
Vos commentaires
6 commentaires
sur "La Délégation de Service Public sur le transport maritime avec la Corse de nouveau autorisée "
VIEUX PATRIOTE REPUBLICAIN, 19 juillet 2012 à 10:13 min
Marseille a connu une certaine prospérité avant les années soixante quand :
-Grace au monopole du pavillon , à ses atouts de port en eaux profondes, et sans marées elle était le passage obligé pour toutes les marchandises venant d’Asie et de l’ex-empire colonial
-Quand , les marées d’Anvers et de Rotterdam la fermeture des frontières au Nord de la France ,le tonnage relativement faible des navires, le transport par voies ferrées constituaient des facteurs non négligeables de compétitivité en sa faveur Ils compensaient par rapport à Anvers ,l’éloignement de Marseille du cœur des activités économiques de la France :Nord ,Est ,Ile de France
- Quand il existait sur place une industrie permettant de transformer sur place les matières premières importées : oléagineux, fruits secs , métaux non ferreux ,pétrochimie etc Il y avait également en relation avec la navigation :les constructions et la réparation navales ,les engins de levage ,les moteurs marins etc
Depuis
A la différence de Gênes avec le Piémont- Milanais ou Barcelone avec la Catalogne qui possèdent un hinterland industriel et l’ont conservé Marseille à laissé filer ses industries préférant « faire dans l’immobilier » le tourisme, et le transit du pétrole ….Ce qui a eu nécessairement des conséquences pour l’emploi et le trafic du port .En outre avec la crise ,la baisse du pouvoir d’achat et le recul de l’âge de la retraite ,sauf à transformer les bateaux de croisière en maisons de retraite, le tourisme à du souci à se faire
Cela malgré des investissements publics considérables : autoroutes ,TGV pour désenclaver une ville ,incapable de son coté d’avoir un plan directeur ,pour constituer un réseau de transports en commun cohérents
Ajoutons que les rodomontades de certains élus ne sont pas étrangères à l’éloignement de certains clients potentiels comme l’Algérie qui achète ses hélicoptères non pas à Eurocopter mais en Angleterre et ses frégates (qui auraient pu étre construites par notre industrie navale) en Italie
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VIEUX PATRIOTE REPUBLICAIN, 19 juillet 2012 à 09:22 min
Marseille "ville pauvre " où les concessions AUDI,PORSCHE et BMW sont riches Il n' y a pas que les dealers qui "se la jouent" .Allez les voir ,dans le 8 eme ,ces fausses blondes haut perchées au volant de leur 4x4 germanique
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Chris, 18 juillet 2012 à 18:01 min
Les petits juges en bois du Conseil d'Etat ont obéi au doigt et à l’œil, une démonstration de plus (s'il en fallait encore) que le principe de séparation des pouvoirs n'est pas un vain mot en Ripoublique française.......
Ou quand le fond donne autant la nausée que la forme...
"Là où y'a de la gêne, y'a pas d'plaisir, hein", comme dit tonton Dédé en lâchant sa grosse caisse lors du repas dominical, entre la poire et le fromage...
Ou quand non content d'acter qu'il est totalitaire, l'Etat le fait en se drapant des oripeaux d'une vertu judiciaire.
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Olympien, 18 juillet 2012 à 07:35 min
Bravo la CGT pour cette victoire, La rencontre avec le ministre et ses services (obtenu suite a 3 mouvements de grève et a l interpellation du ministre a Boulogne lors de son vote pour les législatives) a compte dans cette décision (la justice indépendante, un vœu pieux; mais soyons réaliste et la CGT marins est bien place pour en parler avec les multiples décisions de justice contre elle lors du quinquennat de Sarkozy). Ça donne un peu de répit, permet de gérer l urgence et d éviter un plan social de 500 a 800 personnes des Septembre; il faut maintenant rétablir une concurrence équitable entre les compagnies en imposant le pavillon Français a Corsica Ferry (ce n est pas tout de prendre les subventions françaises, il faut donner de l emploi aux conditions françaises) et a toutes compagnies européennes voulant évoluer sur des lignes françaises. Marc Dufour et son plan de démantèlement (pour permettre le départ a moindre cout de Veolia) sont mis en échec. La lutte continue pour sauver définitivement la SNCM, la CMN et les 4000 emplois directs et induits en Corse et sur le continent. Bravo et merci a la CGT
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Chris, 18 juillet 2012 à 18:06 min
YES !
Et pour PSA, même solution : obligeons chaque citoyen à acheter une PSA, et obligatoirement un modèle manufacturé en France. Et si le gueux résiste, on saisit sur salaire.
Non mais.
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Olympien, 19 juillet 2012 à 05:51 min
Obligeons, non (l écrire situe déjà le niveau de la réflexion!!!) mais effectivement ça devrait être un element de reflexion et de decision avant chaque achat pour un citoyen francais. Mais l histoire a déjà montre que quand il s agit de résister et défendre la France (ou le produit en France), on est plus nombreux dans la collaboration que dans la résistance.
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