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5 réponses à “« Notre Ville est la vôtre », Connaissiez vous le monument aux rapatriés d’Algérie ?”

  1. pml

    Même si Defferre et la CGT (comme d’ailleurs la majorité des Français en 1962) se sont effectivement comportés comme des sagouins avec les Pied-noirs, ce monument et sa dédicace restent un magnifique et poignant rappel de ce qu’a toujours été et ce que doit rester cette ville : le port d’accueil des migrants.
    « Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre » … cette phrase me tire une larme à chacune de mes promenades sur la Corniche. C’est pour ça que j’aime cette ville.

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  2. rico

    bonjour
    « notre ville est la vôtre » : c’est oublier un peu vite les paroles du maire de l’époque Gaston Deferre : « les pieds-noirs ils n’ont qu’à se réadapter ailleurs » et les dockers CGT « les pieds-noirs à la mer » qui jetèrent les cadres contenant les maigres biens des pieds-noirs …

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  3. Une valise lourde à porter, souvenir des rapatriés d’Algérie

    [...] avenue de Saint Just 13 004 MarseilleL‘association French Lines présente Valises sur le pont Nore ville est la vôtre, connaissez-vous le monument aux rapatriés ? sur Marsactu.fr52 Avenue de [...]

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  4. miramar

    Merci Eve pour ce témoignage ! Merci à Mars Info de l’avoir publié, ce monument est un symbole de notre intégration dans cette ville, où certains ne nous avaient pourtant pas chaleureusement accueillis.
    Nous avons du nous cotoyer car j’ai aussi passé ces examens universitaires de la session d’octobre 62. Nous étions jeunes et l’avenir était devant nous – et les médias ne nous répétaient pas à longueur d’émission que « tout est si dur pour la jeunesse ». Notre génération a su relever le défi !
    J’avais 20 ans en 62, Maman avait eu 20 ans en 40.
    Ma Mamie les avait eus en 1914 et avait du travailler dans une fonderie à la fabrication de canons, dans des conditions de chaleur et de poussières difficiles à imaginer aujourd’hui. Elle ne supportait le défaitisme et elle a été un exemple pour tous les jeunes de la famille.

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  5. temouch

    Le rappel de la mission de ce monument est opportun: dans quelques mois on « fêtera » le 50ème anniversaire de ce mouvement considérable de population qui vit, en quelques semaines, près d’un million de personnes arracher ses racines pour aborder un nouveau rivage !
    Si l’on a souvent mis en exergue la réussite de nombre d’entre ces « rapatriés », on a passé sous silence les milliers de drames comme celui que votre témoin raconte: le taux de suicides et de morts prématurées fut considérable dans cette population, résultat des difficultés matérielles et surtout de la détresse morale.
    En cette période où les questions d’intégration au tissu national se posent avec acuité, il serait intéressant de tirer quelques enseignements de cet exode massif et de son insertion difficile mais réussi. Boris Cyrulnik y verrait-il un effet de la « résilience » ?

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